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Cinq jours - Douglas Kennedy

22 Octobre 2013 , Rédigé par Nicole Grundlinger Publié dans #Romans

Cinq jours - Douglas Kennedy

Et de onze ! Onzième roman de Douglas Kennedy dont la collection complète orne l'une des nombreuses étagères de ma bibliothèque. Sur mon échelle d'appréciation personnelle, celui-ci se classe dans une honnête moyenne, sachant que tout en bas figure "La femme du V ème" (pas aimé du tout cette histoire de fantôme pas très crédible) tandis que tout en haut, je classe "L'homme qui voulait vivre sa vie" (pour l'idée et le scénario, vraiment bluffant) et "La poursuite du bonheur" (grosse veine romanesque sur fond de maccarthisme). Le précédent, "Cet instant-là" n'était pas mal non plus, surtout pour la plongée dans le Berlin d'avant la chute du mur. Disons que Douglas Kennedy est plutôt doué pour raconter des histoires, bâtir des scénarios haletants sans négliger la psychologie des personnages. Et sans tomber dans un sentimentalisme de pacotille lorsqu'il se mêle d'ausculter les rapports humains.

Dans "Cinq jours", l'auteur se met à la place d'une femme "moyenne" qui pourrait être n'importe laquelle de ses lectrices. Laura a 42 ans, deux enfants presque adultes, un mari dont elle s'est éloignée au fil des années et dont le récent licenciement n'améliore pas le moral. Un couple somme toute banal, de la classe moyenne, vivant dans une petite bourgade du Maine à quelques encablures de Portland. Laura est technicienne en radiologie, un métier qui l'oblige à se confronter quotidiennement à la peur et à la détresse des malades potentiels ou avérés. Elle ne s'aperçoit pas qu'elle commence à présenter certains symptômes annonciateurs d'une dépression... Il faudra une escapade de quelques jours, un séminaire professionnel à Boston et la rencontre avec un homme a priori quelconque et pourtant plus proche d'elle qu'elle ne l'imagine pour que Laura s'interroge sans complaisance sur le bien fondé de la vie qu'elle a choisi de mener, elle qui est bien placée pour en mesurer toute la fugacité. Le choix. Voilà le mot central de ce roman qui s'attache à montrer qu'on a toujours le choix, celui de changer les choses, à condition de le vouloir. Vouloir changer c'est déjà s'offrir des perspectives, un espoir, se donner une chance de plus d'être heureux.

Pas de doute, Douglas Kennedy est un fervent féministe. Voilà un livre parfait pour un long week-end d'automne, bien emmitouflé dans un plaid, une théière fumante à portée de main... Sans autre prétention qu'un bon moment à passer.

"Cinq jours" - Douglas Kennedy - Belfond - 364 pages

Voir également "Rencontre avec Douglas Kennedy"

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